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Transports
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Notre stratégie
Les infrastructures de transports répondent à un besoin, le déplacement de biens et de personnes, indispensable à la fois à la croissance économique et à la lutte contre la pauvreté.
Financement du programme d’extension et de modernisation de Port Reunion
Port aux multiples fonctions - commerce, pêche, plaisance, activité militaire -, Port Réunion est un atout majeur pour l'île. La convention de financement de son extension et de la modernisation de ses installations, qui vient d'être signée, permettra de favoriser son insertion dans le commerce international et régional et d'accompagner la création de nouvelles activités de services et de loisirs.
Le principal point de passage de marchandises
Situé sur la côte nord-ouest de l’île, Port Réunion est un port d’intérêt national concédé par l’Etat à la Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion ( CCIR ). Ce port aux multiples fonctions (commerce, pêche, plaisance, activité militaire…) est le principal point de passage des marchandises.
Il se compose de deux sites distants de 3 km : à l'est le port industriel et commercial et à l'ouest, le site historique attenant au centre-ville.
Depuis 2004, Port Réunion met en œuvre un programme d’extension et de modernisation de ses installations afin de répondre à l’évolution de la taille des navires et des volumes de trafic et d’occuper une place significative dans le commerce maritime régional. Côté Port Ouest, la problématique majeure se concentre sur un aménagement du port en cohérence avec l'aménagement de la commune du Port, à travers la création de nouvelles activités de services et de loisirs et le maintien de certaines activités portuaires (pêche, plaisance, croisière).
Accroissement de la capacité du terminal et la création d’une darse de plaisance
L’AFD a signé au mois d'avril 2012 une convention de financement de 11 M€ avec la CCIR pour le financement des investissements de Port Réunion concernant l’extension et l’approfondissement de la darse du terminal à conteneurs, l’accroissement de la capacité du terminal et la création d’une darse de plaisance.
Les portiques du Port Est, © J. Couriaut
Pour une plus grande intégration régionale et internationale
Ce financement permettra de favoriser l’insertion de La Réunion dans le commerce international et régional en réduisant les délais d’attente des navires et le coût d’affrètement des marchandises et en accroissant le taux de rotation des stocks. L’accroissement des installations pour les bateaux de plaisance se traduira par des avantages économiques avec l’augmentation des réparations navales, des loisirs nautiques et de diverses activités commerciales.
L’activité de Port Réunion repose principalement sur les flux d'importation (86% du trafic total en tonne) pour les besoins propres de l’île. L’activité de transbordement est faible dans la mesure où Port-Louis, capitale de l'île Maurice, dispose d’avantages comparatifs en termes de coûts et de surface de stockage.
Les travaux engagés sur Port Réunion ont principalement pour objectifs d’augmenter les capacités d’accueils, en particulier au niveau des portes-containers et de réduire les délais d’attente. L’allongement des quais permettra ainsi d’accueillir simultanément deux porte-containers (contre un seul aujourd’hui).
En ce qui concerne l’activité de pêche, la volonté est de développer la filière d’approvisionnement locale. La darse de pêche a été livrée en 2009 sur le Port Ouest, et les travaux sur les superstructures (magasin, entrepôt frigorifique,…) doivent être entrepris sur le Port Ouest.
Au niveau régional, l’activité maritime est appelée à se développer sous l’effet de l’accroissement des échanges entre l’Afrique et l’Asie. Dans cette perspective, Port Réunion souhaite jouer un rôle complémentaire à Port-Louis en se positionnant au travers de la modernisation de ses équipements et de ses infrastructures.
Un bus à haut niveau de services pour désengorger la ville de Lagos
Avec ses quinze millions d'habitants, Lagos est la ville la plus peuplée d’Afrique subsaharienne. Pour lutter contre la congestion de la ville, qui affecte autant la qualité de vie de ses habitants que l'économie, l’Etat de Lagos a entrepris le lancement du Bus à Haut Niveau de service. C'est le premier exemple opérationnel d’une approche intégrée et cohérente d’amélioration des transports publics en Afrique sub-saharienne.
A l’occasion de la visite du Président Goodluck Jonathan, Henri de Raincourt, ministre de la Coopération, Ngozi Onkonjo-Iweala, ministre des Finances nigerian et Didier Mercier, directeur général adjoint de l'AFD, ont signé, le 25 novembre, la première convention de financement entre l’Etat nigérian et l’AFD. D’un montant de 100 M$, ce prêt permettra la construction d’une ligne de bus rapide désengorgeant la ville de Lagos.
Ville côtière au sud ouest du pays, Lagos est aujourd’hui la ville la plus peuplée d’Afrique subsaharienne avec plus de 15 millions d’habitants et un taux de croissance annuelle de 6 %. Son réseau d’infrastructures et ses services de transport sont ceux d’une ville de 6 millions d’habitants environ, soit sa population des années 80. La congestion urbaine y est devenue un enjeu majeur, affectant tant les coûts de production et de distribution des produits, que la qualité de vie de ses habitants.
Premier exemple opérationnel d’une approche intégrée et cohérente d’amélioration des transports publics en Afrique sub-saharienne.
Pour remédier à cette situation, l’Etat de Lagos a entrepris dès 1992 une vaste réflexion sectorielle et institutionnelle. En mars 2008, son action a conduit au lancement du Bus Rapid Transit (BRT)-Lite. Ce système qui prévoit la création d’un service de bus rapides sur voies dédiées est le premier exemple opérationnel d’une approche intégrée et cohérente d’amélioration des transports publics en Afrique sub-saharienne.
Présente dans le pays depuis 2008, l’AFD a fait du développement urbain une de ses priorités opérationnelles dans le pays, en lien avec les autorités nigérianes. La convention de financement signée aujourd’hui consiste en un prêt de 100 millions de dollars à l’Etat fédéral, rétrocédé à l’Etat fédéré de Lagos. Il s’intègre dans le second Projet de transports urbains à Lagos (LUTP II), d’un montant de 329,5 millions de dollars cofinancé par la Banque mondiale et le Fonds mondial pour l’environnement. Le financement de l’AFD portera sur l’un des deux corridors envisagés, à savoir celui reliant sur 22 km les localités d’Oshodi, Mile 12 et Ikorodu. Ce tronçon, reliant le centre de Lagos au nord Est de l’Etat, est considéré comme prioritaire par les autorités locales.
Considéré internationalement comme un succès, le projet de transports urbains apporte une contribution significative au schéma de développement de la ville durable en Afrique sub saharienne.
Publication du rapport annuel de l'AFD 2010
Dov Zerah, Directeur général de l’AFD a présenté, le 12 mai 2011, le bilan 2010 de l’agence. Avec 6,8 milliards d’euros d’autorisations d’engagement, l’activité de l’AFD a continué de croître en 2010. L'agence a renforcé sa présence auprès de ses partenaires du Sud et entamé la consolidation de son modèle économique.
►Télécharger le rapport annuel 2010 (PDF)
2010 : une nouvelle année de croissance au service du développement
Avec 832 millions d’euros de ressources budgétaires allouées
par l’Etat, l’AFD a financé des projets à hauteur de 6,8 milliards d’euros en 2010, soit une progression de 11% par rapport à 2009. Son activité a représenté 28% de l’aide publique au développement française. L’Agence a par ailleurs reversé 104 millions d’euros de dividendes à l’Etat.
L’Afrique reste la priorité avec 2,1 milliards de financements en 2010.
Les deux tiers des financements se répartissent entre les infrastructures, le développement urbain, le secteur productif et l’agriculture
En 2010, les financements de l’AFD contribueront à :
- L’amélioration du système d’alimentation en eau potable pour 33 millions de personnes
- La scolarisation de 13,4 millions d’enfants au niveau primaire
- La réhabilitation ou la construction de pôles de transport qui seront empruntés par 85,8 millions d’usagers par an
- L’efficacité énergétique à travers l’économie de 5 millions de tonnes de CO2 par an
- L’accès à l’électrification pour 3 millions de personnes
- L’octroi de microcrédits bénéficiant à un peu plus de 700 000 personnes
- Le soutien de projets agricoles ou d’irrigation qui bénéficieront à 1,4 millions de personnes
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2011 : la consolidation du modèle économique
« Au cours de ces dernières années, l’AFD a connu une véritable révolution. L’Agence est devenue un acteur incontournable du développement avec une activité qui a triplé en cinq ans. Aujourd’hui une nouvelle phase s’amorce, celle de la consolidation de notre modèle. » a précisé Dov Zerah.
Dans les années à venir, l’Agence concentrera son activité dans trois zones prioritaires :
- L’Afrique sub-saharienne : 60% des ressources allouées à l’AFD par l’Etat iront à cette région, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et des agro industries, des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
- Méditerranée : afin d’accompagner les évolutions récentes de la région, l’Agence renforcera ses interventions dans les pays du Bassin méditerranéen, en particulier dans le secteur productif et la formation professionnelle.
- Pays émergents : pour inciter ces pays à s’engager vers une croissance plus respectueuse de l’environnement et plus inclusive, l’Agence les appuiera à travers des prêts très peu concessionnels.
La consolidation du modèle passe par une stabilisation du niveau d’activité de l’Agence qui devrait atteindre 8 milliards d’euros en 2013. Pour une meilleure maîtrise des risques, l’AFD s’est dotée en 2011 d’une direction des risques. Elle a par ailleurs renforcé son capital humain avec 125 recrutements en 2010.
"Au-delà des financements, c’est notre expertise que recherchent nos partenaires"
A travers sa production intellectuelle, l’Agence continuera aussi à peser dans les débats internationaux. Parallèlement, nous engageons un nombre croissant de partenariats avec d’autres acteurs du développement comme les ONG, les collectivités locales, les fondations privées ou encore les banques multilatérales. Ils viennent renforcer l’ampleur et l’efficacité de nos actions. Dans un monde globalisé, seules les stratégies de coopération sont gagnantes. » a précisé le Directeur général.
Une exposition photo à travers la France : Objectif Développement
En 2011, l’Agence célèbrera le 70e anniversaire de sa création par le général de Gaulle en 1941. A cette occasion, Une exposition itinérante et en plein air appelée Objectif Développement réalisée en partenariat avec Magnum Photos sera lancée le 21 mai prochain à Bordeaux et se déplacera durant l’année dans les grandes villes de France. Une occasion de sensibiliser les visiteurs aux enjeux Nord-Sud, de rappeler pourquoi la France s’engage en faveur du développement et de mieux faire connaître les résultats du développement.
Atelier sur les Transports Urbains durables à Marseille
Après une conférence inaugurale à Damas en avril 2010 qui a réuni 250 participants venant de 15 pays différents, l’AFD poursuit le cycle de rencontres du programme « Transports Urbains Durables » du Centre de Marseille pour l’Intégration en Méditerranée (CMI). Dans ce cadre, un atelier aura lieu à Marseille du 29 novembre au 1er décembre 2010, sur le thème « les déplacements vers et dans les cœurs de ville : centres anciens et médinas ».
Piloté et financé par l’Agence Française de Développement (AFD), qui en a confié la maîtrise d’œuvre à CODATU, en partenariat avec le CERTU, le CETE Méditerranée et le Plan Bleu, cet atelier bénéficie également du soutien de la Ville de Marseille, de la BEI, de la Banque Mondiale et de MedCités. Il réunira élus, décideurs et experts du pourtour méditerranéen.
Parmi les thèmes abordés, on peut citer : la desserte et l’accessibilité aux cœurs de villes, l’équilibre entre les modes de transport, les stratégies de stationnement, les transports urbains de marchandises, la desserte des activités et des riverains, le partage de l’espace public et l’usage des modes doux, les apports des nouvelles technologies, etc. Des cas concrets du Nord et du Sud seront présentés et discutés tout au long de l’atelier.
► Pour vous inscrire à cet évènement, veuillez contacter directement M. Jovignot : codatu.ajovignot@orange.fr
Les interactions entre formes urbaines et transport dans la perspective d’un développement urbain soutenable
Actes de la Table ronde du 10 et 11 juin 2011: Les interactions entre formes urbaines et transport dans la perspective d’un développement urbain soutenable. Retrouvez les interventions, les PowerPoints et la synthèse de la Table Ronde.
L’accélération du phénomène d‘urbanisation observée ces vingt dernières années place les questions urbaines au centre des politiques de développement. Les nouvelles préoccupations économiques, sociales et environnementales, qui découlent des mutations structurelles de la fin du XXe siècle, placent les politiques de développement face à de nouveaux défis.En effet,l’accroissement démographique très rapide des villes des Pays En Développements’accompagne d’un étalement urbain sans précédent et d’une forte hausse de la demande de mobilité. L’histoire des villes montre l’interdépendance étroite entre le développement des réseaux de transport et celui de l’espace urbain, en termes d’extension, de densification et d’évolution des activités urbaines. Les acteurs du développement doivent nécessairement faire face aux enjeux d’un développement urbain durable. Pour ce faire, il s’agit d’intégrer les questions d’urbanisme et de transport dans une même stratégie. Il s’agit également de coordonner, dans une démarche prospective et stratégique du développement de la ville, les exigences du marché, les volontés politiques et les impératifs sociaux et techniques.
Les actes de la table ronde
>> Télécharger les actes de la Table ronde
Les intervenants
Alain BERTAUD, planificateur urbain, consultant ;
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Marlon BOARNET, professeur de planification urbaine à l’Université de Californie, Irvine ;
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André-Marie BOURLON, directeur adjoint de l’Atelier d’urbanisme de Paris ;
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>> Télécharger sa présentation: Deuxième partie
Nicolas COULOMBEL, chercheur au Laboratoire Villes, Mobilités et Transport à l’Ecole nationale des ponts et chaussées, Marne-la-Vallée ;
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Jaime LERNER, ancien maire de Curitiba et ancien gouverneur de l’Etat de Paraná ;
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Mindjid MAIZIA, professeur à l’Université de Tours ;
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Thomas VIDAL, responsable du groupe « Politiques et services de transport » au Centre d’études sur les réseaux, les transports et l’urbanisme (CERTU), Lyon.
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Christophe DEMAZIERE, professeur d’aménagement et d’urbanisme à Ecole polytechnique de Tours. M. Demazière a assuré la fonction de modérateur de la table ronde ;
>> Télécharger les enseignements de la table ronde
La syntèse de la table ronde
>> Télécharger les enseignements de la table ronde par Christophe Demazière
Qui paie quoi en matière de transports urbains ?
L’extension urbaine et la congestion des villes génèrent partout dans le monde des besoins croissants de déplacements urbains. Les villes sont confrontées à des défis majeurs : développer des réseaux de transports collectifs plus économes en énergie, mois émissifs en gaz à effet de serre, accessibles au plus grand nombre et moins consommateurs d’espace.
Le financement de ces réseaux, qu’il s’agisse des coûts de fonctionnement ou d’investissement, est loin de pouvoir être assuré par les seules recettes tarifaires et subventions publiques. En fonction des contextes locaux, des expériences originales se sont multipliées avec un objectif commun : le développement pérenne et efficient des transports urbains et leur adaptation durable à la croissance des villes.
L’objectif de ce guide, né d’une initiative conjointe de l’Agence Française de Développement et du ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM), est de mettre en relief, des expériences significatives de mobilisation des principales possibilités de financement du secteur.
