Cambodge

L’AFD soutient en priorité l’agriculture et l’agro-industrie, les infrastructures d’irrigation, électriques et en eau dans les zones urbaines et rurales, ainsi que la formation professionnelle dans les secteurs touristique et le textile.

À la une

Séminaire international sur les crédits carbone et la gestion durable des bambous en Asie

14/05/2012

Faisant suite à une première rencontre qui s’était tenue dans la province chinoise du Yunnan en mai 2011, la conférence de Phmom Penh, au Cambodge, du 26 avril a permis aux experts et opérateurs présents de partager leurs expériences et d’échanger sur les meilleures pratiques et techniques de plantation, pour une gestion durable du bambou, selon les spécificités du pays concerné.

Gestion durable des bambous et crédits carbone

Dans le cadre du projet « Carbone Rural » du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), l’AFD en partenariat avec l’Administrative Center for China’s Agenda 21 (ACCA21), agence d’exécution des projets de coopération internationaux dépendant du Ministère chinois des Sciences et Technologies, a organisé les 26 et 27 avril 2012 à Phnom Penh (Cambodge) un séminaire international sur les crédits carbone et la gestion durable des bambous.

Des experts venus de France, de Chine, d'Inde, du Vietnam et du Cambodge

Cette rencontre présidée lors de la journée d’ouverture par M. Khong Sam Nuon, secrétaire d’Etat du Ministère de l’Environnement du Cambodge, a rassemblé de nombreux experts de différents pays (Chine, Cambodge, France, Inde et Vietnam) ainsi que des représentants de plusieurs institutions internationales, notamment la FAO (Food and Agriculture Organisation), INBAR (International Network for Bamboo and Rattan), ainsi que des ONG telles que WWF et GRET, des représentants du monde académique et des consultants spécialisés (NEXUS, Carbonium).

L'expérience de la Chine reproductible ?

Ces échanges techniques ont également porté sur l’expérience de la Chine en matière de valorisation des réductions d’émissions de CO2 pour ses plantations de bambous et des méthodologies développées en matière de valorisation des crédits carbone dans le cadre des projets pilotes soutenus par le groupe de l’AFD et le FFEM en partenariat avec l’ACCA21.

Une initiative de valorisation des crédits carbone dans les zones rurales en Chine a, en effet, été développée dans le cadre d’un projet pilote FFEM intitulé « Carbone Rural » approuvé en juillet 2010.

Ce projet a permis de mettre en place des centres d’experts au niveau de la province du Yunnan (Yunnan Clean Development Mechanism Service Center) qui mettent en œuvre une nouvelle méthodologie de comptabilisation des crédits carbones générés par les exploitations de bambous.

Cette méthodologie, développée avec l’appui technique de l’ONG TNC (The Nature Conservancy), a permis d’aboutir à la première transaction de crédits carbone portant sur les plantations de bambous en Chine. Cette transaction  réalisée en mars 2011, s’est vue décerner le premier label Panda, standard chinois sur le marché volontaire des crédits carbone qui a été développé par le China Beijing Environment Exchange et la bourse environnementale française Bluenext.

Cette initiative chinoise exemplaire et inédite a suscité beaucoup d’intérêt des participants des autres pays présents en raison de son potentiel de réplication à terme dans d’autres pays d’Asie, voire en Afrique.

 


(Photographies de la visite de terrain au Cambodge le 27 avril 2012. Crédit AFD. TANG Yan)

Le Cambodge mis à l'honneur par « La Soif du Monde »

12/04/2012

À l’occasion de la journée mondiale de l’eau, le film de Yann Arthus-Bertrand, « La Soif du Monde », coréalisé par Thierry Piantanida et Baptiste Rouget-Luchaire, a été projeté dans la salle de cinéma de l'institut français de Phnom Penh, le 22 mars à 19h, en anglais.

Des étudiants de l’Institut de Technologie du Cambodge, de l’Université royale agronomique et de l'Université royale de droit et des sciences économiques ont notamment été invités à cette projection et ont pu mesurer les enjeux considérables liés au secteur de l’eau et de l’assainissement dans le monde et au Cambodge en particulier.

Ils ont pu constater que le Cambodge était particulièrement mis à l’honneur dans le film, notamment au travers des témoignages de M. Ek Sonn Chan, Directeur emblématique de la régie des Eaux de Phnom Penh, et du fondateur de l’ONG 1 001 fontaines. Ces deux exemples ont permis de montrer que des solutions concrètes et durables existaient pour répondre à la problématique de l’accès à l’eau potable à la fois en milieu urbain et en milieu rural, y compris pour les populations les plus défavorisées. Le discours introductif prononcé par André Pouillès-Duplaix a été l’occasion de rappeler la grande implication de l’AFD dans ce secteur au Cambodge, au travers du financement de projets pour un montant octroyé de quelque 50 M€ sous forme de prêts et de subventions ces 10 dernières années.

Des fiches synthétiques décrivant les principaux projets de l’AFD dans ce secteur ont pu être diffusées à l’ensemble des partenaires de l’AFD. Une nouvelle projection du film est prévue dans les semaines à venir.

De nouveaux équipements pour mieux connaître l'état des ressources en eau du Mékong

07/03/2012

Reliées à des terminaux informatiques qui vont analyser les données collectées en temps réel, douze stations hydro-météorologiques, inaugurées le 7 mars à Can Tho, dans le delta du Mékong, vont permettre de connaître en temps réel les ressources du fleuve. Ce système hydrologique régional, dénommé Mékong-HYCOS, de la Commission du Mékong est une première en matière de partage de données entre les quatre pays membres.

C'est en présence de l’ambassadeur de France au Vietnam, du directeur général de la Commission du Mékong, du directeur de l’AFD à Hanoï et de représentants des ministères vietnamiens de l’Environnement et des Tansports, ainsi que des autorités locales de Can Tho que s'est déroulée la cérémonie d'inauguration des stations hydro-météorologiques du Mekong.

Pourquoi la Commission du Mekong met-elle en place le système hydrologique régional Mékong-HYCOS ?

La finalité du projet est ainsi de promouvoir le développement durable du bassin du Bas-Mékong dans le cadre de l'accord international de coopération signé en 1995 par les quatre Etats riverains (Laos, Thaïlande, Cambodge et Vietnam) et instituant la Commission du Mékong (Mekong River Commission, MRC).

L'objectif spécifique du projet est d'établir un système d'observation hydrologique régional fiable (collecte et partage des données en quasi-temps réel), partagé par les 4 pays membres pour le suivi des ressources en eau du bassin.


 
Vue du Mekong à Can Tho (photo AFD - J.C. Pires)


Il va ainsi permettre :

  • d'établir un système fonctionnel et fiable de collecte et de transmission en temps réel de données hydrométéorologiques (pluies, niveaux d’eau) qui contribuera à améliorer le suivi et les prévisions hydrologiques tant sur le cours principal du Mékong que sur ses principaux affluents
  • d'améliorer les systèmes nationaux de traitement et d'archivage des données
  • mettre en place des bases de données et des réseaux de communication partagées au niveau régional
  • de fournir et diffuser l'information hydrologique aux usagers
  • et de renforcer les capacités pour une exploitation durable du système sur le long terme.


Le projet s'inscrit ainsi dans les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et notamment à la première cible de l'objectif 7 – assurer un développement durable – : « intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales ; inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources environnementales ».

Un réseau sophistiqué de collecte et d'analyse des données hydriques

Dans le cadre du projet, les pays et la Commission du Mékong ont sélectionné 32 stations hydrométéorologiques sur les principaux affluents du Mékong, du Tonle Sap et dans le delta du Mékong.

 
Une station hydro-météorologique HYCOS (photo AFD - M. Parent)

Ces stations ont été améliorées par :
•    un appareillage de mesure automatique des niveaux d'eau et de la pluviométrie
•    une plate-forme de stockage des données
•    un système de télémétrie permettant la transmission des données collectées par voie satellitaire dans la mesure du possible ou tout autre moyen de communication appropriée.
 

Une collaboration sans précédent dans le partage d'information entre les quatre pays

Dans chacun des quatre services hydrologiques nationaux ainsi qu'au centre régional de la Commission du Mékong à Phnom Penh, des terminaux informatiques ont été installés permettant la réception, le traitement et l'archivage des données transmises depuis les stations de terrain. L'accès à toutes les données brutes est possible simultanément pour tous les terminaux de réception du projet.

C'est la première fois que les pays membres (Vietnam, Thaïlande, Laos et Cambodge) acceptent d'aller aussi loin dans le partage des données. Ces données brutes acquises en temps quasi réel font l’objet d’un contrôle qualité en temps réel pour permettre une utilisation pour les prévisions de crues tant au niveau de la Commission du Mékong qu'au niveau des services nationaux : chaque pays pourra intégrer directement les informations venant des pays amont dans son propre dispositif de prévision.
 

Transmettre le savoir-faire

Les services hydrologiques nationaux ont bénéficié de nombreuses activités de formation.
Elles ont été axées essentiellement sur le principe de la formation en continu par compagnonnage, qui est la plus appropriée et la plus efficace pour le genre d'équipement qui a été installé.
Ces formations ont eu lieu chaque fois qu'un expert international était présent dans la région, soit au niveau régional auprès de l'équipe régionale du projet, soit au niveau national auprès des experts locaux à chaque visite sur le terrain, ou lors de la mise en place des stations de réception (terminaux). En complément à cette formation continu, des stages classiques de formation ainsi que des ateliers de travail ont été organisés.

S’agissant du Vietnam, 12 stations de mesures hydrométéorologiques ont été financées par le projet ainsi qu’un appui dégressif à leur exploitation maintenance.

Qui finance et qui met en oeuvre ?

Le projet Mékong-HYCOS est un projet régional financé par l’AFD et le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM) pour un montant total de 3M €, 2 M€ de l'AFD et 1 M€ du FFEM. Il est mis en œuvre par la Commission du Mékong et les ministères techniques des quatre pays membres : Laos, Thaïlande, Cambodge et Vietnam. Il bénéficie de l’expertise scientifique et technique de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et de la Compagnie Nationale du Rhône (CNR). L’Organisation Mondiale de la Météorologie a également apporté sa caution scientifique au projet.


Le projet entre dans sa dernière phase

Le projet entre dans sa dernière phase, phase qui lui permettra de maintenir l’effort sur la formation des parties prenantes, de mettre en place une politique régionale de maintenance et de valorisation des données hydrologiques ainsi que de constituer un stock de pièces détachées.

Le report de la fin du projet à fin 2012 permet par ailleurs à la MRC d’organiser un événement sur l’hydrologie du bassin du Mékong avec pour double objectif de valoriser les résultats du projet (film, plaquettes, paroles d’usagers, …) et de porter ainsi aux politiques de la sous-région la problématique de la pérennité du réseau.

Le coût total du projet est de 3 M€ dont 2 M€ de l’AFD et 1 M€ du FFEM.

Pour en savoir plus sur ce projet régional, visitez le site de la Commission du Fleuve Mékong

4ème Conférence sur les Banques et la Microfinance

21/02/2012

La 4ème Conférence sur les Banques et la Microfinance au Cambodge s’est tenue à Phnom Penh les 9 et 10 février 2012.

Ayant pour thème « Croissance et défis des secteurs bancaire et de la microfinance : quelles opportunités pour les marchés émergents ? », l’événement a permis aux professionnels d’intervenir sur divers sujets, combinant revues historiques des évolutions des secteurs et réflexions sur leurs perspectives de développement. Les intervenants étaient pluriels : experts issus de banques centrales nationales, de banques commerciales locales et internationales, d’institutions de microfinance, d’institutions financières, ou encore de grandes entreprises.

Le Directeur de l’agence de Phnom Penh de l’AFD, M. André Pouilles-Duplaix, a proposé, à cette occasion, une présentation historique des « Interventions de l’AFD pour soutenir le secteur de microfinance au Cambodge » tout en soulignant les principaux défis pour le secteur aujourd’hui, en particulier celui de la protection des consommateurs.

L'AFD propose des formations professionnelles

02/02/2012

Le CEFEB (Centre d'Études Financières Économiques et Bancaires) propose des formations professionnelles de haut niveau aux cadres des pays partenaires de l'AFD.

► Collectivités locales :

 

► Master Maitrise d’ouvrage publique et privée :

Appui à l'exportation du riz cambodgien

09/01/2012

Augmenter le revenu des agriculteurs en améliorant l’accès de leur production au marché international, telle est la finalité de ce nouveau projet de renforcement des capacités commerciales de la filière rizicole cambodgienne, par une subvention de 3,5 M€. 

Augmenter la part revenant aux producteurs

Sur la base de l’expérience acquise à travers les différents projets de réhabilitation des périmètres irrigués durant les 15 dernières années, ce nouveau projet de renforcement des capacités commerciales (PRCC) vise à augmenter la plus-value locale, en apportant un appui aux acteurs de la filière et en améliorant l’accès du riz cambodgien au marché international. La filière riz constitue une priorité pour le gouvernement cambodgien.

La finalité du projet est d’accompagner la stratégie nationale de développement des exportations, dans l’objectif de maximiser la valeur ajoutée nationale et la part revenant aux producteurs.


© Eric Beugnot

Renforcer les capacités de la filière rizicole cambodgienne

Les objectifs spécifiques du projet de l’AFD

  • Contribuer à la structuration de la filière  (opérationnalisation de la coordination interministérielle et du dialogue public/privé, structuration professionnelle et interprofessionnelle de la filière)  et  au renforcement de capacité des acteurs (PME, producteurs, services publics d’appui au secteur, banques).
  • Mettre en place des signes de qualité permettant de valoriser au mieux le riz cambodgien sur les marchés extérieurs.
  • Promouvoir l’agriculture contractuelle et développer la capacité d’intervention des organisations de producteurs dans la commercialisation primaire du riz non décortiqué, ou "paddy".
  • Renforcer la capacité de la Banque de Développement Rural (BDR) à répondre aux besoins de financement des PME du secteur rizicole et des organisations de producteurs.

Le projet a vocation à travailler en étroite collaboration avec l’équipe technique constituée au sein du Comité de Politique Economique et Financière (CPEF). Il est proposé un ancrage institutionnel auprès du Conseil National Economique Suprême (SNEC), qui assure le secrétariat du CPEF.

 
 
1 
2  3  4  5   ... 
 
 
Archives