Colombie

Les opérations de l'AFD visent à soutenir les efforts du gouvernement colombien pour faire face aux enjeux liés à l’urbanisation, l’environnement, les inégalités et la croissance. Photo © LuzA

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L'Amérique latine, à la pointe de l'innovation dans les transports urbains

08/09/2011

Tramway aérien à Medellin (Colombie), Bus à Haut Niveau de Service à Curitiba (Brésil)... Le continent est à la pointe de l’innovation en matière de mobilité urbaine. Nathalie Le Denmat et Marie-Pierre Bourzai, experts de l'AFD, expliquent en quoi l’approche latino-américaine a révolutionné la façon de penser la mobilité urbaine et comment l’AFD accompagne cette innovation.

 

Le dynamisme des métropoles latino-américaines en matière de transports urbains est-il récent ?

Non, la ville de Curitiba a inventé le concept de Bus à Haut Niveau de Services1 (ou Bus Rapid Transit, BRT) dans les années 70, Medellin, celui de tramway aérien, il y a une dizaine d’années. Mais c’est surtout au cours des années 2000 que les transports collectifs et la mobilité urbaine sont devenus une véritable priorité des gouvernements latino-américains après des décennies de sous investissement dans le secteur.*  Il existe aujourd’hui en Amérique latine plus d’une quinzaine de villes dotées de BHNS.

 

Quel est l’objectif poursuivi dans ces projets de mobilité urbaine ?

Le grand intérêt de l’approche latino-américaine, c’est que la planification urbaine et des transports y conjugue plusieurs objectifs essentiels : la décongestion urbaine, bien sûr, la réduction du trafic automobile, et donc l’augmentation de la productivité des villes et la réduction des gaz à effet de serre.

Elle recherche également une meilleure intégration sociale, comme à Medellin, où le métrocâble aérien s’accompagne de toute une politique d’accès aux ressources économiques, sociales, sanitaires et culturelles de la ville pour les habitants des quartiers défavorisés. Les responsables de Medellin parlent même d’un Programme urbain intégral.

Cette politique de mobilité urbaine intégrée est enfin un excellent moyen de valorisation et de requalification de l’espace urbain. Un Bus à Haut Niveau de services peut signifier dégradation de l’espace public s’il ne prévoit pas d’accompagner son tracé d’une réflexion autour de la valorisation des espaces traversés.

 

Ces projets sont-ils reproductibles sur d’autres continents, en Afrique par exemple ?

Ces dynamiques peuvent être mises en œuvre dans des villes qui ont atteint un certain niveau de maturité. C’est le cas en Amérique latine, où le taux d’urbanisation est supérieur à 80%, et où le taux de motorisation** est très important.

Certaines villes africaines ont  besoin de développer l’infrastructure routière dans un premier temps. Cela dit, il est essentiel d’anticiper dès maintenant des besoins d’une ville en 2025 et d’intégrer dès à présent dans les stratégies de développement des espaces urbains le déploiement d'un réseau de transports publics qui permette de préserver la viabilité économique, l'environnement et la qualité de vie des quartiers.

 

Quels types de projets accompagne l'AFD ?

Cela dépend des besoins à court et moyen termes de la ville. Nous tentons de convaincre nos partenaires d'intégrer une vision intégrée, planifiée, à long terme du développement urbain mais ce type d’arbitrage n'est pas toujours possible pour des Etats ou des collectivités locales aux ressources limitées et qui doivent répondre à des besoins immédiats.

Une chose est sûre, dans les projets urbains que nous finançons et accompagnons, nous pensons à un développement intégré de la ville. Il ne s'agit plus de faire une voirie ou d’implanter une ligne de transport en commun sans penser à son intégration dans un programme plus global de développement de la ville qui conjugue économie et qualité de vie.

 

Quel enseignement tirez-vous de notre soutien des projets urbains latino-américains ?

Nous avons beaucoup appris sur les modes de conduite de projet, comme pour la mobilisation citoyenne, la participation autour d’un projet. En matière financière également, les enseignements ont été nombreux. Les leçons que nous avons apprises en Amérique latine éclairent notre travail dans les autres géographies.

 

►Voir la page sur le BHNS de Curitiba

►Voir l'actualité du métrocâble de Medellin

► Voir le reportage de Thomas Dworzak de l'agence Magnum Photos sur le métrocâble de Medellin, sur Objectif Développement

►Voir la page sur la politique de mobilité urbaine à Saint Domingue

 


1Encadré : Un Bus à Haut niveau de services

Un bus à haut niveau de service (BHNS), souvent désigné par le sigle anglais BRT, Bus Rapid Transit, est une ligne de bus conçue et exploitée dans le but de garantir un service proche de ce que peuvent offrir d'autres systèmes de transports en commun tels que les tramways ou les métros mais à un coût moindre.

On peut caractériser un BHNS par : une haute fréquence de passage ; un temps de trajet garanti et des passages réguliers ; une vitesse relativement élevée ; une amplitude horaire de fonctionnement étendue ; un système d'information de qualité : temps de parcours, attente, fréquence, etc.

Ces caractéristiques nécessitent des équipements et des aménagements particuliers par rapport aux ligne de bus classiques : des aménagements de voirie ponctuels ou sur l'intégralité du parcours avec souvent une circulation en site dédié ; la mise en place de priorités aux feux ; une plus grande visibilité que les lignes classiques via, par exemple, la signalétique et le design des arrêts et du matériel roulant.

L'aménagement d'une ligne BHNS, même en site propre intégral, nécessite en effet un investissement bien moins lourd que la construction d'une ligne ferrée et offre des possibilités de réaménagement plus souples.


* Ce sursaut en matière d’investissement est un élément très positif dans une région où la parenthèse de dérégulation du secteur des transports publics – généralisée dans les années 1980 – a engendré le développement anarchique d’une offre de transport de moyenne et faible capacité, opérée par de petites entreprises privées et qui s’est avérée désastreuse pour la ville, l’environnement et pour les usagers. Ndlr.

** Nombre de voitures pour une population donnée.

Publication du rapport annuel de l'AFD 2010

12/05/2011

Dov Zerah, Directeur général de l’AFD a présenté, le 12 mai 2011, le bilan 2010 de l’agence. Avec 6,8 milliards d’euros d’autorisations d’engagement, l’activité de l’AFD a continué de croître en 2010. L'agence a renforcé sa présence auprès de ses partenaires du Sud et entamé la consolidation de son modèle économique.

►Télécharger le rapport annuel 2010 (PDF)

2010 : une nouvelle année de croissance au service du développement

Avec 832 millions d’euros de ressources budgétaires allouées par l’Etat, l’AFD a financé des projets à hauteur de 6,8 milliards d’euros en 2010, soit une progression de 11% par rapport à 2009. Son activité a représenté 28% de l’aide publique au développement française. L’Agence a par ailleurs reversé 104 millions d’euros de dividendes à l’Etat.

L’Afrique reste la priorité avec 2,1 milliards de financements en 2010.

Les deux tiers des financements se répartissent entre les infrastructures, le développement urbain, le secteur productif et l’agriculture

 

En 2010, les financements de l’AFD contribueront à :

  • L’amélioration du système d’alimentation en eau potable pour 33 millions de personnes
  • La scolarisation de 13,4 millions d’enfants au niveau primaire
  • La réhabilitation ou la construction de pôles de transport qui seront empruntés par 85,8 millions d’usagers par an
  • L’efficacité énergétique à travers l’économie de 5 millions de tonnes de CO2 par an
  • L’accès à l’électrification pour 3 millions de personnes
  • L’octroi de microcrédits bénéficiant à un peu plus de 700 000 personnes
  • Le soutien de projets agricoles ou d’irrigation qui bénéficieront à 1,4 millions de personnes

 

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2011 : la consolidation du modèle économique

« Au cours de ces dernières années, l’AFD a connu une véritable révolution. L’Agence est devenue un acteur incontournable du développement avec une activité qui a triplé en cinq ans. Aujourd’hui une nouvelle phase s’amorce, celle de la consolidation de notre modèle. » a précisé Dov Zerah.

Dans les années à venir, l’Agence concentrera son activité dans trois zones prioritaires :

  • L’Afrique sub-saharienne : 60% des ressources allouées à l’AFD par l’Etat iront à cette région, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et des agro industries, des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
  • Méditerranée : afin d’accompagner les évolutions récentes de la région, l’Agence renforcera ses interventions dans les pays du Bassin méditerranéen, en particulier dans le secteur productif et la formation professionnelle.
  • Pays émergents : pour inciter ces pays à s’engager vers une croissance plus respectueuse de l’environnement et plus inclusive, l’Agence les appuiera à travers des prêts très peu concessionnels.

La consolidation du modèle passe par une stabilisation du niveau d’activité de l’Agence qui devrait atteindre 8 milliards d’euros en 2013. Pour une meilleure maîtrise des risques, l’AFD s’est dotée en 2011 d’une direction des risques. Elle a par ailleurs renforcé son capital humain avec 125 recrutements en 2010.

 

"Au-delà des financements, c’est notre expertise que recherchent nos partenaires"

A travers sa production intellectuelle, l’Agence continuera aussi à peser dans les débats internationaux. Parallèlement, nous engageons un nombre croissant de partenariats avec d’autres acteurs du développement comme les ONG, les collectivités locales, les fondations privées ou encore les banques multilatérales. Ils viennent renforcer l’ampleur et l’efficacité de nos actions. Dans un monde globalisé, seules les stratégies de coopération sont gagnantes. » a précisé le Directeur général.

 

Une exposition photo à travers la France : Objectif Développement

En 2011, l’Agence célèbrera le 70e anniversaire de sa création par le général de Gaulle en 1941. A cette occasion, Une exposition itinérante et en plein air appelée Objectif Développement réalisée en partenariat avec Magnum Photos sera lancée le 21 mai prochain à Bordeaux et se déplacera durant l’année dans les grandes villes de France. Une occasion de sensibiliser les visiteurs aux enjeux Nord-Sud, de rappeler pourquoi la France s’engage en faveur du développement et de mieux faire connaître les résultats du développement.

 

Signature le 10 mai 2011 du crédit de 250 MUSD en faveur de la ville de Medellin pour son projet de tramway et métrocâbles

09/05/2011

Le directeur de l’AFD en Colombie et le maire de Medellin ont signé le 10 mai 2011, en présence du directeur général de l’entreprise Metro de Medellin et de l’ambassadeur de France, un contrat de crédit de 250 millions de dollars, destiné au financement d’un projet de tramway sur pneus et de deux métro-câbles.

Ce prêt direct à la municipalité de Medellin, sans garantie de l’Etat, constitue la plus importante opération de l’AFD en non souverain en faveur d’une collectivité locale, et probablement l’une des plus grosses opérations de ce type en Amérique latine, tous bailleurs confondus.

L’AFD appuie la politique d’urbanisme social de Medellin en participant à un projet qui répond parfaitement à son mandat

La signature du contrat de crédit entre l’AFD et la ville de Medellin vient consacrer un travail en commun de plus d’un an sur un projet à l’impact social et environnemental particulièrement importants : près de 400 000 personnes sont concernées et la priorité est donnée à une technologie propre. La politique d’urbanisme social définie par Medellin du temps du précédent maire Sergio Fajardo et poursuivie par son successeur Alonso Salazar, s’appuie sur les Projets Urbains Intégraux (PUI), outils qui concentrent l’ensemble des ressources et leviers de l’action publique - équipements de santé, écoles, bibliothèques, sécurité publique, désenclavement, espaces publics, plateaux sportifs, formation professionnelle, transports en commun,…- dans un même temps court et sur les quartiers les plus difficiles. Cette politique a permis de réduire significativement la violence urbaine. Devenue emblématique, elle inspire de nombreuses autres villes d’Amérique latine (au nombre desquelles Rio de Janeiro), et correspond en tous points au mandat de l’Agence Française de Développement en Colombie : le financement de la croissance verte et solidaire.

Le Projet Urbain Intégral du Centre-Est de Medellin se compose d’un volet urbain (création d'espaces publics et des équipements et aménagements), financé à hauteur de 110MUSD par la municipalité sur ses ressources propres, ainsi que d’un volet transport ou « corridor vert » d’Ayacucho, objet du crédit AFD (250MUSD, 20 ans dont 5). L’entreprise Métro de Medellin mettra en œuvre ces ressources et gèrera l’ensemble des travaux, qui consistent en une ligne de tramway de 4,2 km partant de la station de San Antonio et deux lignes de métro-câble pour desservir les quartiers d’El Pinal et Villa Liliam. Les premiers appels d’offre devraient sortir courant juin (plusieurs entreprises françaises sont bien positionnées) et les travaux de génie civil démarreraient en novembre 2011, pour une mise en service opérationnelle à partir de mai 2014. 

Le projet s'accompagne d’actions de coopération technique : un appui de l’Atelier d’Urbanisme de la Ville de Paris – APUR- est déjà engagé pour la réalisation du projet de planification à long terme « Medellin 2030 » ; une exposition sur la transformation urbaine et sociale de Medellin est programmée en septembre 2011 à Paris au Pavillon de l’Arsenal à Paris; l’organisation d’échanges d’experts conforte Medellin en tant qu’acteur majeur dans la communauté des grandes villes du Sud.

Un nouveau pas dans la relation bilatérale France-Colombie

En décembre 2010, la signature d’un premier prêt (140 millions de dollars à la République de Colombie pour le renforcement du processus de décentralisation et le financement des investissements des collectivités locales), avait été un point important du renforcement des relations bilatérales, quelques semaines avant la visite du président Juan Manuel Santos en France.

La signature de cette deuxième convention confirme le positionnement de l’AFD en tant que partenaire financier important de la Colombie. Au total, les financements de l’AFD en Colombie approuvés par le conseil d’administration se montent à 490MUSD, dont 390M sont désormais signés et 140M décaissés (65M de plus d'ici la fin du mois).

L’AFD s’affirme également comme la banque internationale française de développement, leader en matière de financement des villes. Ce crédit est un prêt direct à la municipalité de Medellin, sans garantie ni de l’Etat colombien ni de l’Etat français. Ce mode de financement, innovant en Colombie et plus généralement en Amérique latine, ainsi que le montant de 250MUSD, témoignent de la confiance portée par l’Agence en la qualité des programmes de développement élaborés par la ville de Medellin et la qualité de sa gestion financière.

A Savoir n°4 | Les enjeux du développement en Amérique latine - Dynamiques socioéconomiques et politiques publiques

17/03/2011

L’Amérique latine a enregistré des progrès considérables au cours des dernières années. Sur le plan politique, après les épisodes de dictature militaire des années 1970 et 1980, la transition démocratique s’est faite dans pratiquement tous les pays.

Ce continent, très riche en ressources naturelles renouvelables et non renouvelables, a connu une croissance vigoureuse pendant les années 2000. De nombreux pays de la région ont en outre tenté de conjuguer le dynamisme économique avec une plus grande équité à travers de nouvelles politiques sociales. Les pays d’Amérique latine n’ont pas échappé aux effets de la crise économique globale, mais ils y font face avec plus de succès que lors de crises précédentes, grâce à l’amélioration de la gestion macroéconomique et à la réduction de la vulnérabilité financière.

Cependant, des défis importants demeurent pour la région. Dans un environnement international instable, elle devra surmonter des obstacles tels que la faible productivité, le niveau relativement bas de l’épargne et de l’investissement domestiques, les fortes inégalités spatiales et sociales ou l’insuffisance des efforts sur le plan de la recherche et de l’innovation, pour s’installer dans un sentier de croissance et développement soutenable.

Le présent ouvrage dresse un état de lieu des dynamiques économiques et sociales à l’oeuvre dans le continent latino-américain et des conséquences qui en résultent pour les politiques publiques des pays de la région. Pour ce faire, il présente notamment les grandes tendances sur les plans économique, démographique, social et environnemental, ainsi que les traits marquants des systèmes politiques. L’analyse menée apporte une contribution à la compréhension des grands enjeux économiques et sociopolitiques de l’Amérique latine en cherchant à appréhender tant les éléments communs à l’ensemble de la région que la diversité des dynamiques et trajectoires nationales, régionales voire locales.

Visite en France de Juan Manuel Santos, président de la République de Colombie

26/01/2011

Le président colombien est en France du 24 au 26 janvier 2011, dans le cadre de sa demande d'adhésion à l'OCDE et du Forum économique Amérique latine et Caraïbes organisé par la Banque interaméricaine de développement, auxquels il couple une visite d'Etat.  La création de l'agence AFD à Bogota est évoquée au plus haut niveau.

Les deux présidents, dans la déclaration conjointe publiée le 26 janvier, saluent l'ouverture d'une agence régionale de l'Agence Française de Développement (AFD) à Bogotá et la signature prochaine d'un accord de siège entre l'Etat colombien et l'agence. 

Dans le cadre du mandat de l'AFD en Colombie, de contribution à la croissance verte et solidaire, ils évoquent la signature en décembre 2010 de la première convention de crédit, d'un montant de 140 millions de dollars, en faveur d'un programme d'appui au processus de décentralisation et de financement des investissements des collectivités locales. Les deux prochains projets devant faire l'objet d'une signature sont également évoqués, relatifs au financement des transports collectifs à Bogota ainsi que du projet de transport urbain intégral de la ville de Medellín.

Par ailleurs, la France s'est engagée à appuyer la Colombie dans ses efforts de reconstruction suite aux dramatiques inondations qui ont affecté le pays. L'AFD est disposée à étudier la possibilité d'un financement visant à réhabiliter les terres agricoles ainsi que les infrastructures des régions les plus frappées par les inondations.

Signature de la première convention de crédit de l’AFD en Colombie et en Amérique du Sud

09/12/2010

Moins d’un an après la création de l’agence AFD en Colombie, la première convention de crédit de l’AFD a été signée jeudi 9 décembre par le Ministre des Finances et Crédit Publics, M. Juan Carlos ECHEVERRY GARZON, le Directeur de la Planification, M. Hernando Jose GOMEZ RESTREPO, le directeur de l’AFD à Bogota, M. Fabrice RICHY, ainsi que par l’ambassadeur de France M. Pierre-Jean VANDOORNE.

Il s’agit d’un prêt budgétaire de 140 millions de dollars d’une durée de 20 ans en faveur de la République de la Colombie, destiné à renforcer le processus de décentralisation, et notamment à appuyer les collectivités locales dans leurs investissements en matière de service public. Ce projet est financé à part égale avec l’institution financière multilatérale Corporacion Andina de Fomento (CAF), principal bailleur de fonds des pays andins.

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Cette signature permet de concrétiser le partenariat noué avec l’Etat colombien, sur une thématique qui devrait toucher de nombreuses autres opérations de l’AFD dans le pays : le financement des investissements de l’Etat, des collectivités locales, institutions régionales et locales ainsi que des entreprises publiques dans les secteurs de l’eau, des transports en commun et de l’énergie.

En particulier, le conseil d’administration de l’AFD a autorisé deux autres projets en Colombie, qui seront signés en 2011 : le financement de la participation de l’Etat dans la 3e phase du Transmilenio (125 M USD), ainsi qu’un prêt à la municipalité de Medellin pour le financement du volet transport du projet urbain intégral du centre est de la ville (250 M USD).

 
 
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