Polynésie française


Photo © Claire M.

Le montant total des interventions de l'agence pour l'année 2010 s'est élevé à 118 M€.

À la une

Interventionnisme public et handicaps de compétitivité : analyse du cas polynésien

21/03/2012

Florent Venayre, Maître de conférences en sciences économiques, université de la Polynésie française et LAMETA, université de Montpellier

Contact : Cécile Valadier  département de la Recherche, AFD  

Les petites économies insulaires connaissent des difficultés structurelles de compétitivité liées à leurs caractéristiques propres. Pour tenter de lutter contre ces handicaps, les autorités politiques de ces territoires ont eu recours à des politiques économiques actives qui peuvent se répertorier en trois catégories : aides aux investissements, protection des productions locales et intervention directe dans la production des biens et services.

Pour autant, les résultats de ces interventions, en termes d’amélioration de la compétitivité des économies ultramarines, paraissent très mitigés. En revanche, le développement marqué de cet interventionnisme a conduit à construire et/ou renforcer des systèmes économiques générateurs d’effets pervers nombreux sur la concurrence et la contestabilité des positions de marché, le niveau général des prix et la considération de l’intérêt général au détriment d’intérêts sectoriels, privés ou individuels.

Des résultats concrets en matière de gestion durable des récifs coralliens

31/01/2012

Publication du rapport final de capitalisation 2011 du programme pour la protection et la gestion durable des récifs coralliens dans le Pacifique (CRISP). Ce bilan fait état d’un nombre impressionnant de résultats très concrets sur le terrain, des progrès effectués en matière de valorisation économique des ressources récifales et d’amélioration des connaissances scientifiques.

Qu'est-ce que le CRISP ?
L’initiative pour la protection et la gestion durable des récifs coralliens dans le Pacifique (CRISP), portée par la France et préparée par l’AFD depuis 2002, avait pour but de développer une vision pour l’avenir de ces milieux uniques et des peuples qui en dépendent.

Le programme avait pour ambition de définir et mettre en œuvre des stratégies et des projets visant à préserver la biodiversité des récifs coralliens et à valoriser les services économiques et environnementaux qu’ils apportent, tant au niveau local que global.

Le CRISP a été conçu comme un vecteur d’intégration des Etats du Pacifique et des collectivités françaises d’outremer.

Ce programme ambitieux s’est appuyé, dès sa mise en œuvre en 2005, sur deux organisations régionales, le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS) et le Programme régional océanien de l’Environnement (PROE), qui ont joué un rôle déterminant dans l’implication des pays et des communautés océaniennes dans la réussite de cette initiative.
 
Quel bilan après six ans d'activité ?
Après six années de mise en œuvre, l’heure est au bilan. C’est la principale raison d’être de ce rapport de capitalisation, à la fois descriptif et prospectif, dont l’objet est de présenter les principaux résultats sur lesquels doit se bâtir le développement des peuples océaniens et la préservation des ressources naturelles dans le Pacifique, en particulier les récifs coralliens et les milieux associés.
 
photo : Jean-Yves Clavel pour l'AFD

 

Des aires marines protégées, des filières d'aquariophilie soutenues
Le bilan fait état d’un nombre impressionnant de résultats très concrets sur le terrain, de la création d’une cinquantaine d’aires marines protégées dans 11 pays, couvrant une superficie de plus de 400 000 km2, au développement de filières d’exploitation de post larves de poissons et crustacés afin de rendre durable le marché rémunérateur de l’aquariophilie, en passant par la formation de centaines de techniciens, d’étudiants et de doctorants et la diffusion des connaissances techniques, scientifiques, économiques et juridiques relatives aux récifs coralliens au travers notamment du site du CRISP ( www.crisponline.net ).

 
Il présente également les progrès effectués en matière de valorisation économique des ressources récifales et d’amélioration des connaissances scientifiques sur ces milieux riches et complexes. Plus de 200 rapports techniques sont aujourd’hui disponibles pour se faire l’écho de l’ensemble de ces avancées. 
 
80 projets dans 17 pays
Le CRISP, financé par l’AFD et le Fonds français pour l’Environnement mondial (FFEM) pour des montants de 5 et 2 millions d’euros, a eu un effet d’entraînement très conséquent en mobilisant des ressources additionnelles auprès de nombreux contributeurs. Il a ainsi permis le financement d’environ 80 projets dans 17 pays de la zone Pacifique, et l’implication d’une quarantaine de partenaires, pour un montant global de l’ordre de 15 millions d’euros.

"L’Outre-mer, un axe majeur d'intervention de l’AFD" Entretien avec Pascal Pacaut, directeur du Département Outre-mer de l'AFD

09/12/2011

L’élaboration du dernier Plan d'orientations stratégiques de l'AFD a été l’occasion de réaffirmer la volonté de participer à son développement économique et social en en Outre-mer. Cela passe par une implication plus forte, financière et en appui-conseil, auprès des collectivités territoriales, du secteur privé et du secteur du logement social. Par son implantation dans les pays voisins, l’AFD peut aussi contribuer à l’insertion des économies ultramarines dans leurs régions.

Soutien aux collectivités locales

En ce qui concerne les collectivités locales, l'AFD se concentre sur le financement d'investissements dans les domaines de l'environnement (changement climatique et énergie, biodiversité, eau et assainissement, traitement des déchets) et de la cohésion sociale (santé, médico-social, éducation).

Les financements s'accompagneront d'appui-conseil à la définition des politiques publiques, des stratégies sectorielles et à la maîtrise d'ouvrage. Enfin, les actions de prévention des difficultés et d'accompagnement des restructurations financières des collectivités locales seront poursuivies.

Favoriser le développement des PME et TPE

 Pour le secteur privé, afin de favoriser le développement des PME et des TPE dans l'Outre-mer, Proparco renforcera son activité en capital-investissement. L'AFD, mobilisera l'ensemble de sa palette d'outils financiers et apportera un appui à la structuration des filières économiques.

 Un plan habitat

En matière de logements, nous proposerons un plan habitat et aménagement urbain qui prendra en considération le rôle économique du secteur par l'activité induite notamment pour les entreprises du BTP, le rôle social en réponse à un besoin de logements et les contraintes sismiques spécifiques aux Antilles.

 Une plus grande insertion régionale

Enfin, nous encouragerons l'insertion des économies locales dans leur environnement régional tout en mobilisant nos moyens pour promouvoir l'influence française.

Ces actions seront complétées par la réalisation d'études et d'analyses économiques permettant d'approfondir la connaissance de l'Outre-mer et de contribuer à la définition des politiques locales de l'état ou des collectivités.

Chiffres-clés

  • Le montant total des autorisations d'engagements de l'AFD en Outre-mer en 2010 s'élève à 957 M€, soit environ 15% de l'activité totale de l'Agence.
  • L'encours de l'AFD atteint 6,5% du PIb ultramarin.
  • L'AFD représente 30% de la dette des collectivités locales d'Outre-mer.
  • Les encours des fonds de garantie gérés par l'AFD représentent près de 6% des encours de crédits d'investissements des entreprises, soit deux fois plus qu'Oséo métropole. Ces taux montent à plus de 14 % en Guyane et 10 % en Guadeloupe.

 

L'AFD, partenaire du Colloque "Biodiversité et développement, un enjeu crucial pour nos Outre-mer"

05/12/2011

A Mayotte et à La Réunion, en Guyane, aux Antilles, en Nouvelle-Calédonie et Polynésie ou encore à Saint-Pierre et Miquelon, les associations de France Nature Environnement se mobilisent chaque jour pour le respect de la biodiversité. Le sujet est de taille : la biodiversité ultramarine représente 85 % de la biodiversité française.

A l’occasion de l’Année des Outre Mer français, ces associations témoignent et ouvrent le débat sur les enjeux d'un développement respectueux de la protection et de la valorisation de la biodiversité outre-mer lors d’un colloque, organisé les 5 et 6 décembre 2011 à Paris, à travers lequel elles souhaitent engager un dialogue constructif et durable entre tous les acteurs des outremers.

Ce colloque, soutenu par l'Agence Française de Développement, se tiendra au Palais d'Iéna, siège du Conseil économique, social et environnemental.

 

Programme

Le lundi 5 décembre, il sera possible d'assister à six tables rondes dont "Gouvernance de projets industriels dans des environnements d'exception", "La question du financement du travail associatif pour la protection de la biodiversité et le développement" ou encore "Ressources et environnement: la difficile application de la loi". Des témoignages d'acteurs associatifs d'outre-mer et l'étude de cas concrets viendront enrichir les débats.

Le mardi 6 décembre, les débats seront dédiés à la problématique de la valorisation des ressources environnementales sans les dégrader et à la question de la culture, de l'éducation et  de l'appropriation de la biodiversité par les populations.

Paroles d'acteurs n°11 | Les Outre-mer – Plurielles, naturelles, entreprenantes

24/11/2011

Le onzième numéro de Paroles d’acteurs donne la parole à celles et ceux qui, par leurs engagements professionnels, politiques, associatifs et citoyens, accompagnent les Outre-mer dans leur développement économique et social.

Les acteurs qui s’expriment dans cet ouvrage évoquent leurs contributions à l’amélioration des conditions de vie, à la mise en place d’un développement durable et à l’intégration régionale. Leurs témoignages donnent un aperçu de la diversité des problématiques qui s’expriment dans nos Outre-mer et des réponses que l’AFD et ses partenaires peuvent apporter.

L'AFD explique sa mission à la Chambre de commerce des Iles-sous-le-Vent

11/07/2011

La première réunion d’information proposée par l’AFD, dans les îles Sous-le-Vent, a tenu toutes ses promesses. Une quarantaine de personnes, artisans, entrepreneurs, porteurs de projets et élus communaux ont répondu à l’invitation, qui s’est tenue dans l’agence de la Chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers (CCISM) à Uturoa.

Le représentant de l’AFD, Pierre Périé, a rappelé que l’agence s’appuie sur le réseau bancaire local pour intervenir dans la croissance économique et l’emploi, en soutenant et favorisant l’investissement. Les projets économiques respectueux de l’environnement sont particulièrement les bienvenus.

La présence des représentants des banques locales a permis d’insister sur la notion de viabilité des projets et la nécessité de présenter des données chiffrées, “par un compte prévisionnel, voire un bilan d’exploitation”. La deuxième réunion d’information, à Bora Bora, à la mairie de Vaitape, a connu le même succès.

 
 
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