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La Recherche à l'AFD
Le Département de la Recherche assure la réalisation d’études et leur publication, l’organisation de séminaires et de conférences et participe activement à quelques réseaux internationaux. La réflexion sur les stratégies et les modalités de l’aide au développement et la participation aux grands débats internationaux sont désormais partie prenante des actions de l’AFD.
À la une
La diversification des exportations en zone franc : degré, sophistication et dynamique
Un certain nombre de travaux récents ont conclu que la diversification des exportations était liée de façon similaire au revenu par habitant : cette première s’accroît à mesure que ce dernier augmente, au moins jusqu’à un certain niveau de revenu. Ce type d’approche n’épuise cependant pas l’analyse du phénomène de diversification des exportations. Elle ne permet notamment pas d’examiner la transformation de la structure exportatrice dans les court et moyen termes, des éléments qui permettent pourtant d’identifier plus clairement les facteurs de blocage de la diversification. Ce sont ces aspects de la diversification des exportations qui font précisément l’objet de cette étude.
Nombres d’études sur ce sujet sont essentiellement consacrées aux pays industrialisés ou émergents, un fait regrettable compte tenu de la vulnérabilité à laquelle les forts degrés de concentration des exportations exposent les pays les plus pauvres. Cet article se concentre donc sur un groupe de pays particulièrement concerné : les pays de la zone franc, un contexte rarement étudié jusque lors, et qui révèle combien les bases exportatrices des pays, même les plus pauvres, se renouvellent et s’enrichissent parfois de nouveaux biens.
Après une revue rapide des évolutions récentes de la littérature sur le sujet, la deuxième partie de cet article propose trois indicateurs de diversification des exportations. La troisième partie est consacrée au choix et au traitement des données, qui se révèlent particulièrement délicats en zone franc. Enfin, la quatrième partie est consacrée à la présentation des résultats de cette étude.
La crise de 2009 en Guadeloupe : le rôle des statistiques dans le dialogue social
Boris SAMUEL, SciencesPo – CERI
Contacts : Virginie DIAZ et Thomas MELONIO, département de la Recherche, AFD
Le mouvement social de 2009 en Guadeloupe, mené par le collectif Liyannaj Kont’ Pwofitasyon (LKP), a donné lieu à une grève générale de 44 jours ayant pour revendication phare la revalorisation du pouvoir d’achat. Les demandes du LKP visaient à la fois la diminution des prix, la mise en place de revalorisations salariales et la promotion de la transparence sur la formation des prix. De nombreux travaux d’analyse économique et statistique visant une meilleure compréhension de la formation des prix et de leurs écarts avec la France métropolitaine ont alors été lancés pour répondre à la crise et fonder une politique de lutte contre la vie chère. Des techniques visant la mesure et l’audit se sont ainsi retrouvées au centre d’une scène politique en ébullition.
Quels rôles les objets techniques ont-ils joué dans le déroulement du dialogue social et dans les négociations entre acteurs sociaux et politiques depuis 2009 ? Comment la réponse à la crise s’est-elle construite autour des démarches « expertes » ? Telles sont les questions auxquelles la présente étude tente d’apporter des éléments de réponse.
Conférence AFD-EUDN 2012 : "Malaise dans l'évaluation : Quelles leçons tirer de l'experience du Développement" - 26 mars 2012, à Paris
A l'heure où l’aide est sévèrement critiquée pour son efficacité limitée, les plus grands spécialistes mondiaux s'interrogeront et débattront avec le public sur le rôle de l'évaluation tel qu'il est conçu aujourd'hui, dans le champ de l’aide au développement. Participez à la 9ème édition de la conférence co-organisée avec European Development Network (EUDN).
L'efficacité de l'aide et son évaluation en question
La demande sociale pour l'évaluation des politiques économiques croît partout avec l'exigence chaque jour plus forte de transparence et de redevabilité de la part des décideurs, et souvent un doute persiste quant à l'efficacité de la dépense publique. Ceci est particulièrement vrai dans le domaine du développement à un moment où l’aide est sévèrement critiquée pour son efficacité limitée, et où la rigueur budgétaire chez nombre de pays donateurs rend l’effort encore plus difficile.
La demande sociale pour l'évaluation des politiques économiques croît partout avec l'exigence chaque jour plus forte de transparence et de redevabilité de la part des décideurs, et souvent un doute persiste quant à l'efficacité de la dépense publique. Ceci est particulièrement vrai dans le domaine du développement à un moment où l’aide est sévèrement critiquée pour son efficacité limitée, et où la rigueur budgétaire chez nombre de pays donateurs rend l’effort encore plus difficile.
Quels enseignements pour l'action ?
L'évaluation des politiques publiques n'est pourtant ni une idée ni une pratique nouvelle. La question se pose cependant de savoir si elle est correctement menée, si elle donne effectivement lieu à une accumulation de savoir, qui peut être utilisé ou non, par les décideurs, ou si le contexte dans lequel les politiques sont mises en œuvre change trop rapidement pour que les expériences d'hier puissent permettre de tirer des enseignements pour demain.
La conférence se tiendra au Centre de Conférences Pierre Mendès-France du Ministère de l’Economie, des finances et de l’industrie, à Paris.
Conférence-débat : "Financer les villes d’Afrique, l'enjeu de l'investissement local"
L'AFD a organisé une conférence-débat de présentation de l’ouvrage publié dans la collection l’Afrique en développement, codirigée par l’AFD et la Banque mondiale, le jeudi 8 mars, de 14h à 16h à l'AFD.
L'ouvrage
Le continent africain connait le plus fort taux de croissance urbaine de la planète. Dans beaucoup de pays, il semble que le retard des investissements urbains réalisés par rapport aux considérables besoins induits par la croissance démographique ne diminue pas mais, au contraire, s’aggrave. Un changement d’échelle dans les montants d’investissements s’impose.
Parallèlement à la poursuite des efforts pour augmenter la solvabilité et améliorer la gouvernance des collectivités, les modalités et systèmes de financement sont à repenser. Ce livre offre un éclairage méthodologique de la problématique de l’investissement local à l’usage des décideurs et des opérationnels. Il propose des pistes concrètes pour moderniser les systèmes de financement de l’investissement, promouvoir l’implication du secteur privé, le recours à des solutions endogènes et mobiliser de nouvelles sources de financement.
► Cliquer ici pour retrouver l'interview vidéo de l'auteur, Thierry Paulais
► Découvrir sa contribution sur le blog Idées pour le Développement
► Pour commander l'ouvrage sur le site de l'éditeur, Pearson
Retrouvez l'interview de Thierry Paulais sur RFI
Emission 7 milliards de voisins du 7 mars 2012
► Ecouter la première partie (19'31)
► Ecouter la seconde partie (26'31)
Le programme
Le Directeur général de l’AFD, Dov Zerah, ouvrira la conférence qui sera présidée par Jean Yves Grosclaude, Directeur des opérations à l’AFD.
- 14h00 : Ouverture par le Directeur général
- 14h15 : Présentation de l’ouvrage par l’auteur Thierry Paulais
- 14h45 : Interventions des panélistes à partir de leur lecture de l’ouvrage
- Discussions avec la salle
- 16h00 : Clôture par le président de séance.
Les intervenants
- Jean-Pierre ELONG MBASSI, Secrétaire Général de Cités et gouvernements locaux unis Afrique
- Karim MANSOURI, Directeur général du Fonds d’équipement communal, Maroc
- Jean-Pierre MARCELLI, Directeur de l’agence de l’AFD en Egypte
- Vincent RENARD, Directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique, Conseiller à la direction de l’Institut du développement durable et des relations internationales IDDRI
- Néjib TRABELSI, Directeur Général de la Caisse de prêts et de soutien aux collectivités locales, Tunisie
Accès à l’eau et usages militants du droit - Étude de cas à Soweto
En Afrique du Sud, à la fin de l’apartheid (1994), l’une des préoccupations du nouveau gouvernement ANC est de gommer les inégalités en généralisant l’accès aux services de base. La réalisation du droit à l’eau, tel que reconnu par la nouvelle Constitution, devient ainsi l’une des priorités. En 2003, la municipalité de Johannesburg lance le projet Gcin'amanzi (OGA) dans son plus important township : Soweto. Dès ses prémices, il est l’objet de nombreuses controverses et donne lieu, en 2006, à un procès : « l’affaire Mazibuko ». Sous l'impulsion d’organisations militantes et avec le soutien d’une organisation de défense des droits humains et d’un avocat constitutionnel renommé, cinq résidents de Soweto attaquent deux aspects du projet: l’installation de compteurs à prépaiement, et la politique de l’eau gratuite, dont le volume est jugé insuffisant.
En retraçant l’histoire de cette « affaire » et en étudiant les répercussions de l’usage militant du droit sur la politique municipale de l’eau, cette étude permet d’appréhender les effets potentiels du droit à l’eau, de juger de l’effectivité de sa justiciabilité et, plus généralement, de celle des droits sociaux.
► Télécharger le document (PDF)
Pour une présentation officielle du projet, écoutez Ntshaveni Mukwevho, directeur général de Johannesburg Water, société publique qui gère l'eau de la capitale économique et acteur dans l’affaire Mazibuko relatée dans l’ouvrage. Financé par l'AFD, le projet mené par cette société consiste notamment à installer des compteurs d'eau avec système de prépaiement, à réparer les nombreuses fuites d'un réseau devenu vétuste, et à sensibiliser les usagers à un meilleur usage de l'eau. Interview réalisée durant le Forum mondial de l'eau à Marseille (en anglais).
Le programme "Gcin'amanzi" ("conservation de l'eau" en zoulou) à Soweto est l'un des plus importants projets du pays dans le domaine de l'eau. C'est un projet nécessaire dans l'Afrique du Sud post-apartheid. Depuis la fin du régime ségrégationniste, le pays cherche sa voie, entre des exigences économiques fortes et des inégalités sociales immenses qui fragilisent la nouvelle société sud africaine.
Programme RuralStruc de la Banque Mondiale
Menée par la Banque mondiale avec des appuis de l’AFD, du FIDA, et des ministères français de l’agriculture et des affaires étrangères, cette étude lancée en 2005 dans un contexte de libéralisation des agricultures s’attèle au travers de l’analyse de cas pays à resituer l’agriculture dans les trajectoires de développement et a analyser l’état des structures productives.
9.000 ménages enquêtés dans 26 régions de 7 pays (Kenya, Madagascar, Mali, Maroc, Mexique, Nicaragua, Sénégal) permettent d’avoir une image claire des enjeux pour l’agriculture des pays les moins avancés, surtout dans la région d’Afrique sub-saharienne. Cette analyse interpelle aussi bien les Etats que les donateurs : Quelle prise en compte de la question de l’emploi dans les politiques agricoles pour répondre aux effets attendus de la transition démographique inachevée dans une large partie des pays africains ? Les modalités d’intervention et d’appui au secteur agricole prennent-elles en compte la gravité et l’étendu de la pauvreté en milieu rural ? La diversification des activités économiques des ménages en milieu rural s’inscrit-elle dans une stratégie de survie ou d’amélioration des revenus ? L’intégration des filières alimentaires et l’émergence de nouvelles pratiques (contractualisation, grande distribution) diffusent-elles dans les pays en développement ?

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